la première "blind date" a eu lieu le jeudi 7 avril 2005 au Grand Café des Arts (face au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain) à Nice. 3 heures de tête-à-tête ininterrompus ont donné lieu à l'exécution de 77 portraits à l'aveugle (comme convenu ceux qui n'ont pas trouvé preneurs ont été détruits sur place) et à une joyeuse cohue. Dans le même temps, à l'abri de l'alcôve où les attendait le peintre aveugle, les visiteurs-modèles se sont prêtés au jeu tantôt sur le mode de la séduction, tantôt sur celui de la consultation psychanalytique ou de voyance...
la seconde "blind date" a eu lieu le jeudi 15 septembre 2005 au Royal Hôtel (non loin des arènes et peu avant le début de la Feria des vendanges) à Nîmes. Se prêtant au jeu entre deux verres de "fino" ou de "jaune", 22 face-à-face ont donné lieu à autant de portraits à l'aveugle lors d'une soirée moins intense mais aussi dense - du fait d'un public au profil (sic) plus varié - que la première "blind date". Tard dans la nuit, de retour de bodega(s), les dessins qui n'avaient pas trouvé preneurs furent déchirés un à un... |
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la troisième "blind date" a eu lieu le samedi 8 novembre 2008 chez Aprile à Turin, en parallèle à Artissima. Après avoir accueilli les regardeurs des blind dates précédentes dans l'alcove d'un bar puis dans un hall d'hôtel, j'ai reçu les participants à cette troisième exposition-performance dans ma chambre d'hôte. Entre le canapé et le lit, 15 portraits à l'aveugle ont été réalisés, dont un autoportrait pour répondre au défi lancé par un des visiteurs. Malgré un italien approximatif, les échanges furent riches et les visiteurs du soir curieux. L'un des portraiturés fut troublé au point que, reparti chez lui chercher son autoportrait, il vint ensuite me le montrer pour que je puisse juger de ce qu'il avait de commun et/ou de différent avec celui-ci. De retour du dîner, en compagnie de deux niçois qui m'avaient fait la surprise du déplacement, les dessins invendus furent détruits... |