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Galerie Alain Couturier, Nice.
[9. rue St François de Paule]
Vernissage
jeudi 13 janvier à 19h
Exposition jusqu'au 16 janvier,
de 15h à 19h et sur rendez-vous.
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Pour fêter l'arrivée de la nouvelle année le Carrefour Culturel Méditerranéen, dont Marcel Bataillard a réalisé la carte de voeux, propose une présentation des œuvres du peintre aveugle, Galerie Alain Couturier à Nice.
L'exposition donne à voir des dessins à l'aveugle de l'ascension et la chute d'Icare et du mythe de Sisyphe dont certains figuraient déjà à "La Marge", en Corse, lors de l'été 2003. Cet accrochage est l'occasion de montrer l'intégralité des "Sisyphes" réalisés à Lourmarin* le 1er janvier 2000 et de nouveaux dessins numériques**.
Le texte reproduit ci-dessous servait d'introduction à l'exposition d'Ajaccio.
Quelque part entre Corse et continent, été 2003.
Toute cette exposition n'est au fond qu'une histoire d'aller-retour...
Plusieurs histoires qui se croisent en fait.
En premier lieu celle de Sisyphe qui, trompant les Dieux, se rend immortel, bien heureux ensuite d'accepter un châtiment sans fin - rouler sa bosse. Une vie, fut-elle éternelle, est faite d'ascencions et de chutes... Ensuite il y a Icare qui, essayant de s'en sortir, est trahi par le soleil. Mais au moins, avant de tomber bien bas, a-t-il livré Bataille (sic***), est-il monté bien haut. Effectuant depuis toujours d'incessants allers-retours entre l'île et le continent, c'est-à-dire baignant dans la Méditerranée et m'abreuvant de ses mythes, j'en suis venu naturellement à aller à l'encontre de l'ordre établi, à m'élever contre un destin injuste. Comme un Maure - un mort ? - qui ne se sentant pas libre aurait rabaissé son bandeau sur les yeux, je dessine à l'aveugle - sans les secours de la vue, sans remords ni regrets - les traces qu'ont laissé les récits d'hommes qui ne voulaient ni dieux ni maîtres.
In fine, j'essaye de (re ?)faire l'histoire...
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* Lourmarin (village du Lubéron) : Albert Camus y fit l'acquisition d'une résidence en 1958 et y fut inhumé en 1960.
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** Toujours réalisés à l'aveugle, mais sur ordinateur, les dessins numériques donnent lieu à d'autres types d'accidents que les techniques traditionnelles de la peinture et ouvrent à d'autres possibiltés tant dans le processus que dans le résultat. |
*** cf "Soleil pourri" de Georges Bataille, in catalogue "Picasso - Sous le soleil de Mithra", Fondation Pierre Gianadda.
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